Mardi 5 avril 2011 2 05 /04 /Avr /2011 11:09

Nouvelles expériences, nouveau blog : 

kine-huma-afrique.over-blog.com 

Par Vince
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Jeudi 27 janvier 2011 4 27 /01 /Jan /2011 21:15

Recherchons kinés motivés sans expériences particulières pour missions au Niger et au Burkina !!!!!!!

Par Vince
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Jeudi 30 décembre 2010 4 30 /12 /Déc /2010 18:25

N'ayant pas encore une la chance de pouvoir retourner à Phu My, ma grande soeur qui y est depuis un mois m'a permis d'avoir des nouvelles de nos petits choux... 

http://enrouteverslasie.uniterre.com/167878/L%26%23039;orphelinat+Phu+My.html


Par Vince
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Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /Nov /2009 17:29
 

   Je n'arrive toujours pas à me faire à l'idée de clore ce blog. Il ne me restait normalement plus qu'à publier mes dernières pages de mon carnet de voyage. Poursuivre ce travail me permet de continuer cette aventure, ne pas en faire son deuil et rester en contact imaginaire avec mes schtrumffs. Il faut pourtant que je le reconnaisse cette expérience est finie, il n'en reste que des souvenirs, des photos, et des dessins qui me rappelle que je n'ai pas rêvé cette histoire.

   Cela fait 3 semaines que je suis parti. Il se pose toujours la même problématique en moi. Quelle est la portée de mon action? Ai je fait les bon choix? Des professionnels m'ont confirmer qu'apprendre à manger à une enfant autiste est une bonne chose. Il y a tant d'autres moyens de développer la sociabilité des marmots. Je me suis rendu compte de certaines erreurs d'appréciation : comme notamment pour le petit lutin qui s'est cassée le fémur. Un médecin m'a raconté que lorsqu'il était interne, il avait provoqué une fracture spontanée lui aussi, sans pour autant avoir forcé sur la mobilisation. Je n'ai pas toujours eu les bonnes priorités comme par exemple pour monsieur grosse tête qui s'est chopé une escarre crânienne au lit alors que je lui refaisait une installation assise et non couchée.

   Le plus essentiel est de savoir ce que j'ai laissé aux gosses. Avec cette putain de connerie de grippe A, il n'y a plus de bénévoles étrangers encore à ce jour. Cela signifie qu'il n'y a plus personne pour les stimuler. L'humanitaire en kiné, encore plus que les autres professions paramédicales passe surtout par l'instruction.

L'instruction des mules de nurses est une peine perdue. plusieurs personnes s'y sont cassées les dents avant moi. ET même si j'ai fait de la sensibilisation auprès de certains bénévoles, si personne ne prend le relai en quoi mon action aura été efficace. Bien sur cela est indépendant de la volonté de tout le monde, puisque le responsable est le gouvernement et qu'au Vietnam, dire merde au gouvernement revient à signer son arrêt de mort. En combien de temps les marmots vont régresser? Pour dire vrai, je ne sais pas si je veux le savoir... je préfère rêver encore un peu...

 

   Je voudrais revenir sur un autre point. J'ai vu vos yeux horrifiés lorsque je narre certaines sordides histoires, entendu vos remarques choquées, en voyant mes photos. Je suis d'accord avec vous le monde de Peter Pan n'a rien d'aussi amusant que celui écrit dans the Little White Bird de J.M. Barrie. Il n'y a aucune féérie à attendre la mort, sans pouvoir faire autre chose. S'appessentir sur leurs sorts ne les aidera pas pas pour autant. Vous pouvez toujours prier pour eux, si vous êtes croyants , c omme le font les soeurs. Cela sera autant moins de temps à passer à s'amuser avec eux. Et je ne suis pas sur qu'Il ne prenne pas parti du parti -à s'en foutre Lui aussi. Vous pouvez toujours vous révolter assis, votre derrière posé bien tranquillement sur une chaise. Vous dire que la vie est in juste. Que c'est vraiment déguelasse d'en arriver là ! Bien sûr je vous approuve ! Et alors, A quoi cela servira-t-il? Qu'est que vous aller changer pour eux? Si vous n'en tirer qu'un sentiment de révolte contre la population Vietnamienne qui a abandonner ses propres enfants parce qu'ils sont monstrueux, Si cela ne modifie pas votre abord de la vie, vous ne m'aurez pas compris. Si vous voulez jubiler sur le malheur des autres allumer plutôt votre TV et masturbez vous devant le JT de TF1. Au moins vous ferait un tour du monde des images les plus sanglantes en 30minutes. "Même si la vie terrible, les journée peuvent être si belles »


 

    Des Peter ou des Wendy comme les miens, il y en a plus près de ce que l'on peut penser. Cela va de votre petite voisine qui se fait violer par son père, car cela n'arrive pas que dans les banlieux. il y a aussi votre fille qui se fait vomir pour ressembler aux canons de nos société, car ça n'arrive pas qu'aux autres. Cela passe par votre regard qui se détourne à la vue d'un SDF qui tend la main, car même un regard prouve que nous sommes encore un peu humain. Cela se continue dans les maisons de retraite, car la maltraitance est présente en France et étrangement similaire à celle du Vietnam.

    Il est plus facile de pleurer des enfants à 10 000km de son cul car nous nous disons que nous ne pouvons rien pour eux. Nous ne sommes pas obligé de fermer les yeux, d'avoir mauvaise conscience pour les pleurer. Nous n'avons pas à nous dire que nous avons notre par de responsabilités dans leurs malchances. Nous pouvons continuer de nous regarder dans la glace en toute impunité. Après tout ils sont jaunes et nous sommes blancs. Les tiers monde français a la même couleur, la même culture, et parle la même langue. Il nous renvoit notre image en pleine gueule. Se lamenter sur la misère des autres est l'un de nos passe temps préféré. Jouir sur leurs malheurs permet de nous dire que nous sommes quelqu'un. Le viole ne peut pas être sous mon toit, je suis d'une bonne famille. regarde la fille du voisin qui est dépressive, nous au moins nous avons bien élevé nos enfants. C'est toujours plus facile de rejeté la faute sur autrui. toujours plus facile de se dire que  que si la vie est terrible, nous ne pouvons rien y changer. aidez vous car le Ciel ne vous aidera pas. d'accord, je vous l'accorde aussi, ca fait un peu donneur de leçon. A 21 ans je n'ai pas cette prétention là. Je veux juste vous partager le  point de vue idéaliste d'un petit con.

   

Lorsque je suis rentré après 3 mois avec mes marmots. Je me suis grillé une cigarette sur le bord de ma fenêtre. Et je me suis mis à pleurer. J'ai retrouvé ma vie de riche, de privilégié. Chauffage, chomage, voiture, sécu, haute technologie. J'ai reprise ma vie à la con où nous courons après notre mort en gégniant sur des problèmes insignifiants sans avoir le temps de profiter de l'intant présent. CRPE DIEM. Cela nous est bien étrangers... Si il y 'a bien une leçon que c'est gosse m'ont appris, c'est que nous avons de la chance d'avoir un esprit qui peut prendre des initiatives avec un corps qui nous permet de sortir de nos prisons. Nous ne sommes pas enfermés dans un lit. Il n'y a pas de prisons dont nous ne pouvons nous évader. Nous pouvons changer notre vie comme bon nous semble; il nous suffit de prendre un pinceau pour ajouté de la couleur et une éponge pour l'effacer. Nous n'avons qu'une seule vie. Il est normale d'avoir des moments de blues, mais nous avons les capacités de la vivre comme bon nous semble. Pleurer sur votre sort, s'est d'autant d'énergie que vous n'aurez plus pour sortir de votre tombe.

Je veux qu'on dance le jour de ma mort, parce que pleurer ne me fera pas revenir. Ne pleurer pas pour ces enfants, cela ne les fera pas guérir.

 

je ne suis pas courage comme le prétendent certains, je suis juste un peu inconscient. Je ne présente pas comme un sauveur, je suis juste jeune est utopique. Je ne suis pas désinvolte lorsque je ris de mes marmots, j'ai appris que pleurer ne les aiderait pas. Je n'ai plus la prétention de pouvoir changer le monde, mais je sais que je peux changer le mien et si se blog vous a touché alors cela me convient. J'aurai au moins gagné ça

il ne me reste plus qu'à remercier toutes les personnes que j'ai pu rencontrer au vietnam, les expat comme les autochtones. De remercier ceux qui m'ont aider financièrement (le crédit mutuel, Noéline et ma famille) et vous tous qui lisez mes articles de m'avoir soutenu. (Plus de 2 000 visites).





Nous n'avons qu'une seule vie. Ne serait il pas dommageable de se dire sur son lit de mort que nous avons passer notre temps à pleurer sur notre vie sans avoir eu la volonté de la mondifier?? mon oncle a comparé mon voyage à celle que vive les jeunes en Afrique qui leurs  permet de quitter l'enfance. J'ai fini ma crise d'adolescence et je ne veux plus passé à coté de ma vie en renonçant à mes rêves.

 

"t’as dit qu’un jour tu voudrais que je retombe amoureuse d’un autre homme et peut-être que ça va finir par m’arriver. Mais il y’a toute sorte d’amour ici bas. On a qu’une seule vie à vivre, c’est à la fois extraordinaire, terrible, court, et infiniment long. Et aucun de nous ne s’en sort vivant. Je n’ai aucun plan de match, à part celui de faire rire ma mère à nouveau [..] Je ne sais pas comment tu y est arrivé, mais tu m’as ramené d’entre les morts."                                                                     P.S. I LOVE YOU











Par Vince
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /Nov /2009 10:43
 

Comme tous les bénévoles qui sont passés à Phu My, je n'ai pas échappé à l'épreuve de dire adieu aux enfants. Les pertes ont été nombreuses des deux cotés du front. Je m'étais promis de ne pas pleurer devants mes marmots mais une promesse n'est elle pas faite pour ne pas être tenue? J'ai donc craqué. Ca faisait 3 mois que je préparer à ce moment fatidigue et une semaine et demi où j'ai martelé leurs petites tête de « je pars dans 10 jours », puis 9, puis 8 … et c'est arrivé. C'est ce moment où tu regardes ces petits choux en leurs disant, demain je ne reviendrais pas... Demain je t abandonne à ton pauvre lit, seul, sans jouet, sans amour... Bonne vie mon petit... Je te souhaite de mourir jeune car plus tu grandiras plus tu souffriras. C'est la vie si toi tu n'as pas le droit d'en avoir. Voilà les pensées que l'on peut avoir lorsque l'on est fatigué d'être révolté, fatigué de se battre contre le vent.

Le premier à qui j'ai dit au revoir est Sang. Je lui ai demander de me faire un gros bisous et je l'ai serré très fort. A son regard, j'ai senti qu'il ne comprennait pas, que pour lui il s'agissait d'un jour comme les autres et que j'étais juste un plus exigent que la vieille. J'ai donc sorti un morceau de papier. J'avais griffonner dessus que lques mots en vietnamien qui expliquaient mon départ. Je l'ai tendu à une nurse. A la fin de sa lecture, la nurse a expliqué à Sang qu'il ne me reverrait plus. Il est donc revenu me faire un calin mais nous en sommes resté là. Pendant tout le temps de cette scène, j'étais assis par terre Tâm sur mes genoux. Sans rien dire ni faire, elle est rester sans bouger dans mes bras pendant plus de 15minutes. Je n'arrive toujours pas à l'expliquer. Sa réaction m'a beaucoup surpris. Elle qui est toujours si intenable... rester quinze minutes dans mes bras est elle sa façon de me dire adieu? A t elle compris? A t elle ressenti quelque chose? Ou est ce plutot mon esprit qui souhait y interpréter la reconnaissance d'un travail patient que nous avons accomplit ensemble?

Toujours est il que ce geste conscient ou non m'a énormenet marqué... Puis je me suis exécuter à faire ma tourner de bisous au reste de la salle m'attardant sur les petits choux dont j'avais la charge. IMOC, beaucoup n'ont pas réagi... Mai s'est contenté de me sourire, Liem de rire comme à son habitude à mes chatouille. Juste un soir comme les autres...

Le départ de la salle B a été plus laborieux. Hóai a réagi comme je m'y attendais. Après tout ce n'est qu'un jour de plus dans sa vie. JE l'ai remise au lit après une longue étreinte. Puis j'ai jouer un peu avec elle pour emporter avec moi ses derniers éclats de rire. Elle n'a sur ement pas compris ma voix qui dérailler quand je lui ai dit au revoir. Elle n'a surement pas compris les larmes qui commençaient à perler dans mes yeux. Elle n'a surement pas compris ma culpabilité que j'avais de la laisser là en sachant que je ne reviendrait probablement pas...

Hien, n'a pas fait sa comédie habituelle lorsque je l'ai remis au lit. Il n'a pas voulu me lacher lorsque je l'ai recoucher. Il avait passé son petit bras valide autour de mon cou et il a voulu prolonger le plus longtemps possible ce dernier moment privilégier. Phat quant à lui, ne m'a pas fait ces interminables « bye, see you... » il s'est contenté d'un « good bye » puis il m'a tourné le dos comme pour me dire : « casses toi lâcheur ». Le plus difficile aura certainement été mon dernier adieu, celui de Phi Nam. Phi Nam comprend très bien le français même s'il ne peut pas parler. On communique avec lui par des questions fermées et en lui présentant un pouce tourné vers le haut pour le Oui et l'autre vers le bas pour le Non. Pour répondre, il désigne une des main. Il m'avait fait une petite blague pas drole dans la journée. Je lui avais demandé s'il était triste que je parte. Il m'a répondu non et m'a montrer l'escalier qui menait à ma chambre pour me dire qu'il était près. Seulement au moment de le remettre au lit, impossible de tarir nos larmes... Adieu déchirant, nous avo ns pleurer comme un mourant sachant son dernier souffle se rapprochant, la séparation avec ses proches imminentes. Ce soir là mes cigarettes ont eu le goût amer de culpabilité... culpabilité de les abandonner, culpabilité d'être en vie, culpabilité de quitter leurs pièces sans avoir personne à leurs présenter, culpabilité de pouvoir changer de pièce d'être sain et de n'avoir pas toujours croquer la vie à pleine dents.

 

Je souhaitais repasser à l'orphelinat après ma semaine de vacances. Seulement lorsque j'ai emprunter l'escalier avec mon gros sac à dos, j'ai eu la malchance de croiser le regard Phi Nam qui a réexsplosé en larmes... J'ai compris alors qu'il n'était bon ni pour eux ni pour moi qu'après avoir fait mes adieux, « je refasse un coucou c'est moi profitez bien je suis la pour une heure... »

 

 

J'aimerais conclure mon avant dernier article sur une petite annectode, justement avec phi Nam. Il avait une infection fongique sur la cuisse droite qui le démanger. A mainte et mainte reprise, il m'a montré sa gène. Etant désarmé, et ne sachant pas quoi faire, je lui ai demander s'il voulait que je lui coupe la jambe. Sa réponse par la positive m'a grandement surpris. Je lui ai donc demandé s'il comprenais le mot « couper ». comme il m'a répondu non, je lui ai présenté un cutter. mais la non plus ne comprenant pas, je lui ai fait démonstration de ce qu'était couper en lasserant une feuille de papier. Son regard farceur c'est transformé en rictus de terreur! Lorsque je lui ai avouer qu'il s'agissait d'une blague son visage s'est a pesé d'un coup. Je lui ai demandé s'il avait eu peur. Il a eu le culot de me répondre Non. Je l'ai traité de menteur, auquel il a rit...


Par Vince
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